New York - The Sequel.

Depuis le 11 septembre 2001 et l’écroulement du World
Trade Center, l’envie de refaire
la descente de l’Hudson n’a jamais quitté mon
esprit. Bien sûr, après le 11 septembre, l’espace
aérien new-yorkais a été sévèrement réglementé. Puis,
et contrairement à ce qui s’est passé à Washington,
les restrictions ont été progressivement levées, et
on est revenus à la situation antérieure. Le «corridor»
est resté fermé de longs mois, a été ouvert en mars
2002, puis refermé, et enfin ouvert à nouveau récemment.
Mon amie Misti, de la Danbury Flight School, m’a loué un C172R
à moteur de 180 CV en excellent état et fort bien
équipé (IFR, GPS) pour une centaine de dollars l’heure.
Kris, instructeur sympathique et rigoureux, a contrôlé
mon aptitude, et, ce 4 mai 2003, je suis parti seul
de Danbury pour refaire la descente de l’Hudson jusqu’à
la statue de la Liberté et retour.
Par souci de sécurité, et pour éviter le risque improbable
de me faire escorter de deux F16, j’ai demandé au
Ground un code transpondeur, et suis resté en contact
permanent avec le contrôle. Quand je suis arrivé à
la statue, à 1500 pieds, la tour de Newark m’a dit
«make as many circles around it as you wish, and call
me when you leave».
Le moment le plus émouvant fut, bien sûr, la vue
de ce qui reste des deux Tours, un champ de débris.
Autant elles étaient visibles, autant leur ruine est
difficile à trouver dans la forêt de gratte-ciels.
On a peine à croire à la réalité !
Le lendemain, en retournant à JFK, j’ai fait le détour
pour voir l’endroit d’où Charles Lindbergh s’est envolé
pour Paris en 1927. A l’époque, on y trouvait quatre
aérodromes pratiquement contigus. Trois d’entre eux
ont totalement disparu, et du terrain militaire (Mitchel
Field), qui a été en service jusqu’en 1960, il
reste deux hangars convertis en musée et les bâtiments
administratifs intégrés à une université. Là où Lindbergh
est parti se dresse un grand magasin, sur le parking
duquel on a posé un petit monument - c’est tout.
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